Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 19:08

En guise de sortie  de fin d 'année , notre cher professeur -chercheur Donald ABAD nous a emmenés à Mains D'Oeuvres.
Je ne connaissais pas du tout Mains D 'Oeuvres ,réel complexe artistique - oui , je sais , je dois sortir le dimanche. Situé à Saint -Ouen , ce site est composé d' une salle de concert , d'un théâtre , de studios de musique, d 'un gymnase , d'un restaurant bar , d 'une salle de concert , et enfin d'une salle d'exposition .Et à l'instar de la regrettée Générale , Mains d'Oeuvres offre la possibilité aux artistes de louer un atelier.

Agréablement surprise par la richesse du site , dans la mesure où Mains D'Oeuvres permet un réel foisonnement artistique et offre de réelles opportunités d'expression, je vous invite à consulter leurs sites , si vous ignoriez l'existence de cette stucture - comme moi , il y a une semaine- à la redécouvrir et prendre connaissance du programme actuel , ou encore mieux vous y rendre sur place.

Mains D ' Oeuvres 
1 rue Charles Garnier 
93400 SAINT-OUEN  
T.01 40 11 25 25

M° Garibaldi (ligne 13)
ou M°Pte  de Clignancourt (ligne 4) et bus 85 , arrêt Paul Bert
 
http://www.myspace.com/mainsdoeuvres


http://mainsdoeuvres.org/



Virginie.





Par Etudiants L3 Arts plastiques Universités Paris8
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 10:47

Hey!

Par cette belle semaine ensoleillée, le temps et la motivation m'ont malheureusement manqué pour nourrir mes connaissances en errant dans des expositions parisiennes.
 
   Malgré ça, je me suis rendue, comme chaque semaine, à mon cours de morphogenèse à Glacière, donné dans le cadre des Ateliers-Beaux-Arts de la Ville de Paris. Ce cours je suis tombée dessus il ya déjà 3 ans, mais mon emploi du temps et mon lieu de vie à ce moment-là surtout ( 9.5 en force!!) m'avait élimé mon assiduité et ma motivation.
Désormais parisienne, je me suis réinscrite à ce cours théorique, pouvant compléter le cours pratique de taille directe que donne ce professeur le reste du temps. Difficile de vous résumer ce qu'est la morphogenèse et Wikipédia vous en donnera une définition beaucoup plus valable que la mienne. Je peux vous parler néanmoins de mon ressenti face à ce cours situé entre arts et sciences qui permet de soulever tout un tas de questions esthétiques et philosophiques. L'histoire de la forme en gros... La prof s'est attachée à une réflexion sur la forme vivante et après, cette année, une longue déambulation dans le règne végétal, un passage rapide au règne animal dans l'eau, nous sommes maintenant dans l'air avec une réflexion sur le vol.
   Bref, je vous parle de tout ça déjà parce que cette discipline, bien que difficile d'accès parfois, est devenue pour moi un haut lieu de réflexion et que le talent de cette prof pour nous y intéresser n'y est pas pour rien, mais je vous en parle aussi car la première partie du cours se dédie au cours qu'on nous donne, et que la deuxième partie se trouve être le visionnage d'une video suivie d'une discussion.
   J'en viens ainsi au fait: un dvd des oeuvres de Theo Jansen.
Cet artiste néerlandais crée des structures qui se déplacent tels de gros insectes sur la plage. Pour une ancienne élève en école d'animation 3D, c'était un peu magique d'observer le mouvement sur des sculptures vivantes faites de multitudes de tubes.
J'espère que vous trouverez ça aussi magique que moi. Ca renvoie à tout un plaisir presque enfantin. Bon, on peut aussi être à la mode et y voir un aspect écologique exploitable. Beaucoup moins marrant.. et s'éloignant surtout des réflexions sur la "création de la vie" car après tout, ces sculptures sont capables de se déplacer seules grâce au vent, avec une mécanique de mouvement proche de celle du règne animal.
Je vous laisse vous faire votre propre idée car une video est plus parlante que mon blabla finalement, et puis vous n'aurez pas à sortir de chez vous : 
http://www.dailymotion.com/video/x2sbzp_theo-jansen-strandbeesten_creation
ou: http://www.youtube.com/watch?v=b694exl_oZo
 


Maëva

Par Etudiants L3 Arts plastiques Universités Paris8
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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 17:30

Centre Pompidou , Galerie des arts graphiques , Asger Jorn. Qui est -ce ?De quoi s 'agit -il?Des arts graphiques certes mais lesquels : cet artiste et son travail m'est inconnu.

Au travers de ses oeuvres , je constate un réel avant -guardisme.
Avec pour maîtres Fernand Léger et Ozenfant , et influences des surréalistes Miro ou Max Ernst, Asger Jorn a su digéré ces divers codes artistiques.
Membre fondateur du mouvement CoBrA , Asger Jorn refuse l'esthétique et l'industrie cuturelle : "On supprime le principe esthétique .Nous ne sommes pas désillusionnés parce que nous n'avons pas d'illusions.Nous  n'en avons jamais eues."*







Couleurs franches , coulures , desssins d' enfants , retour à l'art primitif caractérisent le mouvement CoBrA , et par conséquent l'oeuvre
d 'Asger Jorn.Ces codes de dénonciation seront utilisés plus tard par l'artiste alternatif Jean -Michel Basquiat ou encore Jackson Pollock. 

*Asger Jorn, extrait de la revue Helhesten, mai 1941.


http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/F347EEEC8BEA4378C12574EA003003DF?OpenDocument&L=1



Par Etudiants L3 Arts plastiques Universités Paris8
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 20:56

 

Guy Tillim (né en 1962) est un photographe sud -africain .Je ne connaissais pas son travail  jusqu'à cette exposition à la Fondation Henri Cartier Bresson.

L'expo se compose de deux parties :

*Jo'burg (2004) série de photographies de la ville natale de l'artiste , à savoir Johannesburg.Déchirée par l'arpartheid des années 1990, Guy Tillim démontre par ses images les dessous d'une ville qui a tous les atouts pour devenir puissante.Absence d'autorité locale ,loyers impayés, expulsions,insalubrité .. tant de facteurs qui entravent le développement d'une communauté entière , d'une pays .

*Avenue Patrice Lumumba (2008) : Patrice Lumumba ,  héros de la cause  nationaliste au Congo au temps de la colonisation (il sera assasiné par les autorités belge) reste un symbole pour tout le continent africain.Ainsi de nombreuses villes du continent, des rues ,des avenues portent son nom.Guy Tillim décrit son travail comme une errance sur des territoire en friches , qui à mes yeux rendent compte d' une période de colonisation passée.Les infrastructures sont vieilles et tombent en ruine , les moyens dans les bureaux obsolètes.Oui l 'Afrique est en retard .La faute au colons européens?Si Patrice Lumumba avait accompli son oeuvre , aurait -il libéré son pays comme Nelson Mandela?

Guy Tillim nous expose à la réalité d'un continent en s'appuyant sur deux fait majeurs: la colonisation et l'apartheid.


Virginie Echene.

http://www.henricartierbresson.org/

Par Etudiants L3 Arts plastiques Universités Paris8
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 11:23
Aaaah, je prends enfin le temps de vous écrire à propos de l'expo du Grand Palais que j'ai eu l'occasion de faire la semaine dernière avec mon précieux collègue Thibault.

    C'est vrai que j'attendais impatiemment la venue d'Atlas dans notre cours la semaine dernière car il avait participé à l'expo, mais pour des raisons que j'ignore encore, il n'a pas pu nous honorer de sa présence,et je reste ainsi, depuis 3 semaines déjà, entre 2 eaux, 2 pensées, 2 convictions. Bref,je m'explique.
     L'exposition T.A.G a commencé au Grand Palais vendredi 27 avril.
J'en avais déjà entendu parler bien avant -Facebook est notre ami- mais ne savais pas encore tout à fait comment serait mener le projet.
Quelques jours avant le début de l'expo, la chose s'est précisée et j'ai pu voir une interview de l'homme à l'origine de l'évènement, l'architecte Alain-Dominique Gallizia
J'ai bien-sûr tenté, dans l'instant, de passer outre cette sorte de pédance naturelle qu'il avait quand il parlait de son projet. Et je commençai à me poser des questions sur cette exposition qui se voulait être une sorte de recueil du graffiti, une collection indivisible de cet art éphémère,blablabli blablabla...
    Tout ça me semblait de drôles de justifications, car après tout, même si la démarche paraît louable -mettre le graff au Grand Palais et le protéger dans le temps comme toute oeuvre d'art le mérite- il n'en reste que le support imposé est une toile.
Deux toiles pour être précis, "rappelant les stickers" (je n'en retrouve pas le format exact, veuillez m'excuser), l'une dédiée au blaze de l'artiste (normal), l'autre se devant être une expression de son art sur le thème de l'Amour....
Alors là...Bon, en même temps,il était précisé dans je ne sais plus quelle interview de ce Mr que ce pouvait être aussi l'amour du graffiti! Merveilleux.
Quand je suis enfin allée voir tout ça, j'essayais de me détacher de cette 1ère impression qu'il m'avait laissé, me rappelant que ça faisait 3 ans qu'il avait mis la chose en marche et qu'il voulait en faire une collection qui ne serait pas vendue, élément qui m'a touché je l'avoue. Mais voilà, sa phrase "1ère expo du genre" ou "ne réunissant que/autant de(s) graffeurs" (encore une fois je manque de précision et m'en excuse, la flemme est mon alliée), cette phrase-là me restait donc bien en travers de la gorge, avec l'envie de crier haut et fort "Menteur! Ignorant!"
    J'allai voir l'expo. Et...que dire...mon collègue vous l'a expliqué: long et large couloir "éclairé" par une longue verrière zénithale, 2 murs, un pour les artistes les plus anciens, un pour les plus récents. C'est comme ça que j'imagine le graffiti exposé, du moins dans un tel lieu, parfait. Surtout quand on le visite le jour. On se croirait en terrain, mais en plus propre.
    Non, ce qui m'a vraiment gêné c'est d'imposer des toiles. Pour parler en mon simple nom, je ne vois pas le rapport avec le graffiti. On est obligé de le mettre sur toile pour le conserver peut-être, mais on en perd le sens, non? Est-ce que par le fait que la bombe contienne de la peinture, elle est directement assimilable à la Peinture et son support habituel? Et pourquoi imposer le thème de l'Amour? On peut faire le rapprochement avec la "tradition" qui veut qu'en terrain, on se base sur un même thème pour plus d'unité sur le mur, même si ce n'est qu'une unité dans les couleurs. Mais là, comment peut-il y avoir unité quand on travaille sur toile et qu'on réalise l'oeuvre dans l'atelier de Mr Gallizia, seul?
Et si certains des artistes présentés ont passé le stade du graffiti pour évoluer sur des supports plus traditionnels et légaux, cela ne veut pas dire que tous sont doués pour cet exercice.
J'ai été particulièrement intriguée de voir les TPK sur toile, Tran et Eyeone... Tran sur toile...Bon,évidemment c'est laid à voir,mais à la limite,ça me fait marrer.Ce type n'a pas besoin de cette expo pour être connu à travers toute la France. Et il est connu pour son pur vandalisme, c'est un dieu là-dedans, il n'utilise pas beaucoup plus que du chrome et du noir, pourquoi vouloir le mettre sur toile? Pour le garder en mémoire? Il n'a besoin de personne, il le fait très bien seul, et MIEUX seul d'ailleurs. Ca me dépasse un peu tout ça...
Voilà donc les questions qui me taraudent, d'autant plus maintenant que j'ai vu l'expo qui force de grands noms à faire des choses très laides qui n'ouvriront pas leur blaze au coeur du grand public car le grand public s'attend à voir de beaux graff. Comme si c'était le sujet...

Je suis perdue entre les bons sentiments du fondateur du projet, que tant de graffeurs célèbres ont suivi -j'en déduis que ses arguments se valent donc pour convaincre autant de gens- et pourtant, j'ai beaucoup plus été touchée par des expositions comme Tag The System il ya 4ans (link) où le support était un wagon de métro en plastique, seule chose imposée. Il n'y avait en effet pas que des graffeurs, mais la foisonnance dans les réponses me semblait déjà plus originale. Et cet hiver encore, 400ml, exposition à la Maison des Méthallos à Belleville qui regroupaient 400 artistes, du monde entier aussi, devant s'exprimer sur une bombe de 400ml, symbole dans le graffiti -tout comme le wagon de métro. Chacun avait pu jouer du support, de sa matière, de son symbole, de sa forme...et de même, les réponses avaient donné des choses très intéressantes (certaines beaucoup moins mais bon...). La Galerie Kitchen 93, maison d'éditions spécialisée dans le graff et très active (link), était sur le projet et en a fait un livre. L'Atlas avait aussi participé à cette expo.

C'est là que je regrette son absence l'autre fois, car il m'intéresserait vraiment de connaître son ressenti entre les 2 projets, et les réponses très différentes qu'il a pu y apporter.
Pour moi ça se jouerait presque entre la personne/l'artiste lui-même, et la façon dont il est perçu par le public,et qu'on lui impose.
T.A.G étant pour moi la perception du graff par le grand public collée à ces artistes qui se défendent bien mieux dans la rue ou dans l'art qu'ils ont poussé par la suite (comme Marko avec son Light Painting, et qui a d'ailleurs été le seul, si je ne m'abuse, à utiliser autre chose que de la peinture sur sa toile, collant ainsi un morceau de jean).
J'avais l'impression que le graff et le tag étaient une sorte de liberté qu'on s'octroyait de force, là j'ai l'impression que Alain-Dominique Gallizia a plutôt eu la grande bonté de la leur donner...Malgré la présence de gens célèbres dans le milieu dont il fait bon (re)voir les noms dans une expo au lieu si prestigieux, le projet est décevant et non représentatif de cette culture qui me tient tant à coeur...


Maëva
Par Etudiants L3 Arts plastiques Universités Paris8
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