Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 21:35

Le Grand palais accueille l'exposition "Picasso et les maitres" jusqu'au 2 février 2009.

 

Cet évènement confronte les plus grandes toiles de Picasso [1881-1973] avec les maîtres de la peinture qui l'ont influencés tels que Ingres, Velasquez, Manet, Cezanne, Poussin, Rembrandt ou encore Goya pour ne citer que eux..

 

L'histoire de l'art étant au centre de chacun de ses tableaux, l'artiste fait figure de passerelle entre l'art ancien et contemporain.

L'exposition met en avant le travail du plasticien qui se nourrissant de peinture de référence a su se les rapproprier, innovant par ces actes de récupération d'oeuvres une vision moderne.

 

L'exposition est articulée en une dizaine de salles qui déclinent les grands thèmes, sujets et motifs de l'expression artistique du peintre: Autoportraits, mise en relation avec les tableaux qui l'ont inspirés, portraits de femmes, Études de natures mortes, interprétation du nu, peinture d'histoire...

 

Au fil de la visite on découvre des oeuvres importantes telles que:

 

."Nature morte au crane de mouton",1939 inspiré du tableau de Goya"Nature morte à la tète de mouton" 1808.

 

 

."Infanta Margarita",1957 inspiré du tableau de Velasquez "L'infante Marie-Marguerite" 1653.

 

 ."L'enlèvement des sabines",1963 inspiré du tableau de Poussin "L'enlèvement des sabines" de 1633.

 

."Nu couché jouant avec un chat",1964 inspiré du tableau de Manet "Olympia" 1863.

 

."Grand nu au fauteuil rouge", 1929 inspiré du tableau de Matisse "Odalisque au tambourin" 1925.

 

Une exposition que je vous conseille pour ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir une partie de l'oeuvre de Picasso. On apprécie la visite qui s'effectue de manière fluide, le cadre de l'exposition, son prix ainsi que la richesse des oeuvres présentes.

link

 

Thibault Blandel

Par Etudiants L3 Arts plastiques Universités Paris8
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 13:09
Dans son studio géant de Chelsea , à New-York , plus de cent designers , praticiens et techniciens donnent naissance aux idées les plus folles de Jeff Koons (..)(1)


Nous sommes loin du mythe de l'artiste enfermé entre quatre murs , qui se tue à trouver l'inspiration et à créer .Nous assistons au recul de la représentation romantique de l'artiste qu'ont illustrée les peintres du siècle précédent ( Van Gogh par exemple)et à l'avènement de la starification de l'artiste.

Jeff Koons a une grande équipe qui travaille pour lui :il est le cerveau , ils sont les mains .Le statut de l'artiste change , il devient directeur artistique voire même un homme d'affaire. Ce qui relègue la culture au rang du business au même titre que la musique .

L'artiste ne produit plus de ses propres mains , n'exploite plus son propre savoir-faire , mais celui des autres afin de répondre à ses envies .

Comment devons nous réagir face aux oeuvres monumentales de Jeff Koons , qui asseoit sa notoriété sur le travail manuel de ses employés?Jeff koons , un fainéant  qui fait réaliser ses oeuvres par ses assitants ou un prodige qui repousse les limites de l'impossible  ?





Virginie E.



(1) L'entreprise Jeff Koons , Isabelle Wavrin , p.110-114 ,Beaux Arts magazine ,septembre 2008









Par Etudiants L3 Arts plastiques Universités Paris8
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 15:32

JEFF KOONS A VERSAILLES

 

 

            L’exposition tant attendue de Jeff Koons à Versailles nous est enfin arrivée et sera présente encore jusqu’au 14 décembre 2008.

Exposition tant attendue du fait qu’un artiste se permette d’investir Versailles, lieu antique dans toute sa grandeur, et de par le fait que cet artiste, Jeff Koons, introduise des œuvres plutôt imposantes et en contraste avec ce lieu traditionnel, de style baroque, qu’est le Château de Versailles.

            Jeff Koons a eu le courage et surtout l’audace de s’attaquer à ce monument historique visité par des millions de personnes. On connaît déjà le Jeff Koons « aux yeux plus grand que le ventre », comme on pourrait dire si l’on se réfère à l’ampleur de ses œuvres telle Balloon Flower (Yellow) ou encore Balloon Dog (Magenta) ; des œuvres de tailles surdimensionnées pour la plupart d’entres elles. Mais là, on peut dire qu’il n’a pas eu froid au yeux en visant le Château de Versailles pour exposer 17 de ses œuvres ! Et étant l’artiste le plus cher du monde, cela n’est pas un problème (d’argent ?) pour lui…                                                                                                                            

                                        

            Le mélange art contemporain/art baroque est très intéressant. Est-ce une forme de provocation ? Ou une façon de revisiter ses œuvres dans un autre contexte ? Sans doute pas sachant que cet artiste a conçu toutes ses œuvres dans un but précis et de façon très réfléchie et intelligente. En effet, Jeff Koons est un artiste qui s’imprègne du quotidien pour faire son art. De cette manière, en amplifiant ce qui se passe dans la société américaine, on peut se demander s’il n’essaye pas de provoquer ou de faire passer un message ?

Prenons l’exemple de Rabbit (1986) : cette œuvre d’acier inoxydable renvoie à la fois à une tradition américaine de Pâques (qui est de mettre des lapins dans son jardin), et à la fois, ce lapin avec sa carotte nous rappel le fameux lapin Buggs Bunny, ou encore il peut faire penser au symbole de la marque Playboy (représentée par un « lapin sexy » !).

                                                   

Rabbit est esthétiquement très agréable à regarder certes, mais n’est-ce pas ironique dans le sens où au moment de sa réalisation (80’s), l’artiste se moque (et d énonce ?) de la société de consommation plutôt importante et donc des gens qui en sont victimes, victimes du luxe (qui monte vite à la tête des personnes, surtout à cette « époque »), de l’argent, de ce qui brille… comme Rabbit !

Et Jeff Koons remet également en question la « hiérarchie » des goûts et des formes en art avec cette œuvre.

            Dans cette exposition, nous prenons plaisir et amusement à redécouvrir  certaines de ses œuvres. En effet, la visite n’a qu’un sens : celui de la visite des Appartements du Roi.

Les œuvres de Koons sont dispersées dans ces chambres. Ces dernières ont toutes un nom et c’est souvent drôle de comparer le nom de la chambre avec l’ouvre (ou les œuvres) que l’artiste a choisi d’exposer en ce lieu. Prenons l’exemple du Salon d’Apollon : dans cette pièce Koons a choisi d’exposer Self-portrait, une sculpture en marbre le représentant. Est-ce une façon pour l’artiste de se rapprocher d’Apollon, qui sait ?

On peut se poser la même question avec Balloon Dog (Magenta) : rapproche-t-il son « chien-ballon » d’Hercule ? (Étant exposé dans le Salon d’hercule). On-t-il la même force ?

Michael Jackson en porcelaine avec son singe (placés dans le Salon de Vénus) est-il aussi beau que la Vénus de Botticelli ? Et dégagent-ils la même pureté ???

La Panthère rose (dans la chambre de la Paix) est-elle une « personne » représentant la Paix de par sa « calm’attitude » et sa volonté pour la justice… ?

Enfin bref, tout ceci pour montrer que cette exposition est très intéressante pour le choix de l’artiste et la répartition de ses œuvres en fonction des Appartements du Château Royal. Koons s’attaque quand même à « l’Histoire » et rivalise parfaitement ave l’art classique.

            L’exposition passe cependant vite. On a comme l’impression de rester sur sa fin ! Est-ce le fait que le Château de Versailles soit un lieu énorme de par son passé et sa grandeur ?

Même si Jeff Koons a exposé 2 œuvres à l’extérieur (dans la cour et le jardin du Château), l’exposition paraît courte tellement le lieu est grand !

De même que les œuvres sont protégées par une sorte de cube/cage en verre. On en perd ainsi toute l’expression de l’œuvre, ce qu’elle dégage (mais peut-être est-ce le choix de leur collectionneur… ?).

Rabbit est comme en cage ! Et les vitres de sa cage reflètent le jour. On n’y voit presque plus rien dans tout ça !!! Ou on peut aussi parler de Hanging Heart, qui est un cœur géant réalisé en acier chromé inoxydable. Cette œuvre est suspendue à une sorte d’arche surplombant les escaliers (« Alcove Escalier de la Reine »). Dans cet endroit plutôt petit et renfermé, l’œuvre perd toute sont ampleur. On y voit seulement un aspect esthétique et décoratif.

                                      
       

            Jeff Koons à cette fois-ci vu très grand, voire trop grand en ce qui concerne le lieu de l’exposition. Certes l’exposition est très sympathique visuellement et est très amusante si l’on regarde plus loin que le bout de son nez, mais elle reste cependant décevante de par l’imposante splendeur que représente le Château de Versailles ! Les œuvres de Koons sont loin de rivaliser avec la beauté que représente le Château.

Egalement, Jeff Koons ne nous a réservé aucune surprise, aucune nouveauté en ce qui concerne ses œuvres. Elles ont toutes été déjà vues et revues par tout le monde !

Mais l’art contemporain n’est-il pas une forme de provocation ? Et Jeff Koons n’en est-il pas un exemple flagrant ?


Par Céline G.

Par Etudiants L3 Arts plastiques Universités Paris8
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 14:15

Sigalit Landau est une artiste plasticienne israélienne née en 1969 à Jérusalem. Elle vit et travaille à Tel Aviv. De renommée internationale, sa première exposition personnelle a lieu chez Kamel Mennour.

Ses premières pièces sont visibles dès l’entrée de la galerie. Barbed Salt Lamps- Lampes de sel barbelée (2007) est une installation à partir de fils de fer barbelé et de sel de la mer morte. Cet ensemble sculptural suspendu projette en ombre ses formes sur la surface de la galerie grâce à un éclairage spécifique.

L’ensemble est disposé à quelque centimètre du sol (à taille humaine). A première vue il attire le regard en évoquant l’éphémère. C’est en examinant la structure de plus près qu’on peut identifier le processus de composition de ces "lampes", formées de fils barbelés sur lesquels sont enfilés des blocs de sel de la Mer Morte, comme sur un collier de perle. En se rapprochant des structures la sensation d'éphémère laisse place à la matérialité: la structure perd sa douceur au profit de la dureté. La contemplation de ces lampes de sel blanches et de leurs ombres noirs sur les surfaces grises de la galerie évoque un paysage tout en contraste, à la fois polaire et lunaire, diurne et nocturne.   


Dans la même salle est projetée une vidéo - performance de l’artiste,DeadSee - Mer Morte (2005)  où celle-ci nage nue dans la mer en se faufilant dans un chemin en spirale de pastèques.


Dans le sous-sol de la galerie, une installation accompagne une 2eme vidéo intitulée Arab Snow – Neige Arabe (2001). Le spectateur est invité à traverser un espace jonché de tas de gros sel. Comme dans un patio arabo-andalou, se trouve au centre une table basse orientale métallique, avec des pastèques entières épluchées reposant dans du sel. Les pastèques se vident de leur eau, récoltéedans le soubassement de la table, faisant office de fontaine. La fraîcheur, évoquée par le parfum de la pastèque et le son des gouttes d’eau, se mêle à l’idée d’éphémère des fruits en décompositions, et à l’étrangeté des pastèques dans le sel.

Ce patio artificiel traversé nous arrivons dans une salle où est projeté la vidéo. Elle montre l’artiste, qui se retrouve prisonnière de nuages de barbe à papa, dans une pièce qui rappelle une jaule. La vidéo est illustrée par la célèbre chanson de l’égyptienne Oum Kalsoum : « El Atlal », reprise par Sapho. La chanson, qui rythme la vidéo, lui donne, au fur et à mesure que les images défilent, un caractère successivement tragique, romantique, puis comique, absurde, enfin angoissant. Les dernières images montrent en gros plan la bouche d'un homme qui semble jouer le role du partenaire amoureux, à qui l'artiste donne à manger de la barbe à papa avec ses doigts. Repus, gavés, à bout de force, les dernières images inspirent le dégout. Le spectateur est presque de trop, transformé en voyeur. Tandis que la vidéo est projetée clignote une petite enseigne « love » en néon rouge posé sur le sol. Du tourment amoureux qu'inspire la chanson, la vidéo réduit ses possibles vers l'obsession malsaine.

 

Cette exposition, Voiles de sel + noeud de sucre (traduction du titre de l'exposition Salt Sails+Sugar Knots), est la première exposition en solo de Sigalit Landau à Paris. Le travail montré dans cette exposition est à mon sens juste. Elle réussit à s'approprier la matière et l'espace, et réalise des oeuvres empruntes simultanément de poésie plastique, lyrique et de force physique. Dans les expériences qu'elle impose au spectateur, elle introduit le contraste visuel, souvent d'origine organique; mais aussi une forme de dualité avec la nature où l'artiste engage son corps. Elle sait rendre à ses oeuvres une accessibilité sans tomber dans l'amusement, la facilité ou encore la mièvrerie; mais surtout elle donne au spectateur la possibilité de se poser de vrai question.

 

Du 25 octobre au 22 novembre 2008

www.galeriemennour.com


Par Sonia Y.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus